
Mea Culpa
Entre ici et l'Au-delà
S'installe un dilemme
A mon coeur blême
Je suis l'âme désabusée
Par la religion, assassinée
Par ces inconstants
Qui, le mors au dent
Encore et toujours
Bafoue l'Amour.
Au nom de Dieu
Le tout Puissant et Miséricordieux
Je ne veux plus appartenir
A une étique en mal de devenir
Que ce soit chrétiens, musulmans
Laissez-moi loin de vos tourments
De cette folie
D'une rage sans merci.
Je prends les chemins de traverse
Où nul ne me renverse
L'esprit, le coeur, l'âme
Sans que meure ma flamme.
Brûlez-moi donc au pilori
Des atypiques, des impies,
Je saurais avec force crier
Ma passion, mon intégrité
Pour cette soif de savoir
Qui est-il cet être porteur d'Espoir
En cette humanité morte-vivante
Que son intelligence hante.
En chaque coeur
Je cherche l'erreur.
Il ne se montre, je le ressens
Par delà, le néant.
Et sa proche aura
Me prend dans ses bras
Sans que je le sache encore.
Mais à l'aurore,
Apaisée et tranquille,
L'existence reprend le fil
Et se fige cette histoire
A ma mémoire.
Eternel
Là-haut vers l'immensité de ce ciel !
Je t'apostrophe et te tutoie
Malgré leur crainte, je sais bien, moi
Que tu observes de ton trône
La discorde sous ton aulne
Que tes séraphins
Malgré leur chant sans fin
Ne peuvent rien y faire
Ce monde est un enfer.
Pardonnez-moi d'être ainsi
Mais la religion nenni !
Je ne l'épouse, je ne la veux
Un accident malencontreux
M'a posée quelques temps
Portée au firmament
Sur ces ailes de mensonges
De ceux qui nous rongent.
Il n'y a qu'une vérité
Il faut Aimer, Aimer
Imbibée de sagesse
Sans que ne cesse
La raison.
De toute façon
L'Etre de lumière
Ne se trouve sur terre
Mais en chacun de nous
Bien que cela paraisse flou
Nous sommes un grain de Celui
Que nous recherchons jour et nuit.
Ma quête d'Absolu
Jamais plus ...
J'ai découvert
Cet univers
Au fond de mon coeur
Je n'ai plus peur ...
L. - F.
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